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L'hommage de François Hollande à Jules Ferry suscite des réserves voire des critiques dans la classe politique martiniquaise. PDF Imprimer Envoyer

Dans une "lettre ouverte au futur président de la république" rendue publique lundi à Fort-de-France, Chantal Maignan, présidente du parti régionaliste martiniquais (PRM), conseillère régionale (divers-droite) et candidate aux législatives de juin interpelle François Hollande sur son choix d'honorer Jules Ferry.

Ce choix, le jour de votre investiture "m'oblige à vous rappeler que, dans le peuple de France, il y a aussi les descendants de ceux qui furent jadis colonisés, considérés par cet ancien ministre des colonies comme les heureux bénéficiaires, issus de civilisations inférieures, des devoirs des civilisations supérieures".

"Plus encore, ajoute Chantal Maignan, vos succès aux Antilles m'obligent à vous remettre en mémoire que vos électrices et électeurs sont à jamais, mères, sœurs et filles, pères, frères et fils d'Aimé Césaire farouchement dressé contre l'ordre colonial dévastateur et une école laïque assimilationniste, pourtant ardemment défendus par Jules Ferry". La présidente de PRM invite le président élu à prendre "la mesure de l'outrage" infligé aux Antillais.

Conseiller régional du mouvement indépendantiste martiniquais (MIM) Daniel Marie-Sainte a qualifié "d'indignité" l'hommage à Jules Ferry.

"Un personnage dont l'ambivalence n'est plus à démontrer"
De son côté, Serge Letchimy, député et président de la Région Martinique, s'est déclaré "convaincu qu'en honorant Jules Ferry, l'artisan des grandes lois libérales des années 1880 et de l'école primaire républicaine, François Hollande se soucie de rappeler que l'école se trouve au coeur de son projet visant à refonder la République".

"Cependant, ajoute-t-il dans un communiqué, nous ne pouvons ignorer que Jules Ferry fut aussi, en son temps, l'homme qui a justifié la colonisation par des considérations économiques, diplomatiques et "humanitaires".

Les échos de son célèbre discours à la chambre du 28 juillet 1885 résonnent encore dans nos mémoires et nous appellent à une extrême vigilance". Serge Letchimy regrette ainsi le choix porté sur un personnage dont l'ambivalence n'est plus à démontrer".


AFP