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Diwan sollicitée pour une mission en Corse PDF Imprimer Envoyer

La délégation corse à QuimperPeu satisfaits des résultats de l'enseignement bilingue public à parité, les Corses sont venus découvrir et solliciter l'aide de Diwan pour ouvrir des écoles d'apprentissage du corse en immersion sur l'île de beauté.

Jean-François Stefani, président de l'association Scola Corsa, et Antonia Luciani, conseillère politique chargée des langues pour le groupe du parlement européen Verts-Alliance libre européenne, ont été accueillis par les responsables de Diwan, la semaine passée. Les insulaires souhaitent lancer un projet d'école corse en immersion et font appel à l'expertise des Bretons. 

Paradoxe corse


«En Corse, où le combat politique a connu des avancées, les militants ont laissé les politiques porter le message de la langue, dit Jean-François Stefani. Paradoxalement, il n'y a pas de système par immersion comme celui créé par les familles en Bretagne. La situation n'est pas satisfaisante. L'enseignement bilingue public à parité ne produit pas de corsophones. C'est un enseignement trop passif».

Vers la co-officialité


L'an passé, une motion, défendant le principe d'une co-officialité des langues française et corse, a obtenu une majorité à l'assemblée de l'île. «La langue n'est plus un clivage et fait aujourd'hui consensus», continue Jean-François Stefani. Un chantier a été lancé dans la foulée. L'association Scola Corsa, soutenue par des élus, comme le député européen François Alfonsi, veut donc profiter de cet environnement positif pour lancer un projet de grande ampleur: une école bilingue en immersion mais sous une forme mixte publique/privée. La formule juridique reste à trouver mais le statut spécial de l'île doit permettre d'innover.

Partir du terrain


«Nous voulons d'abord structurer la demande sur le terrain, insiste Jean-François Stefani. Pour nous, Diwan est une référence avec ses décennies d'expérience. Nous nous sentons proches des Bretons car, dans notre île, nous partageons le même environnement administratif et juridique français mais sans avoir de soutien extérieur comme les Basques ou les Catalans du Nord». La semaine passée, les délégués corses ont découvert, lors de leurs échanges avec Diwan, le chemin à parcourir. La visite de la petite école de Plogastel-Saint-Germain (29) a été très instructive. «Nousavons découvert l'importance du matériel pédagogique, de la formation des maîtres, le problème des locaux», dit Jean-François Stefani. Dans l'immédiat, les Corses souhaitent formaliser l'appui de Diwan à leur projet par un contrat d'ingénierie.

Ronan Larvor
Le Télégramme.com 5 juin 2012 - Finistère

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