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Vendredi 23 octobre 2015 - 18h30
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Dans le cadre de la journée de manifestations pour la reconnaissance de la diversité des langues et des cultures des territoires


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Pourquoi il faut manifester pour Diwan Louaneg samedi 15 septembre 2012 à 15 h. PDF Imprimer Envoyer

Pour une vision du monde riche de sa diversité,

Pour le respect des engagements du Président de la République, et des droits de l'homme

Kevre Breizh, et ELEN-France, le Comité français du Réseau Européen pour l'Égalité des Langues, réuni en assemblée générale à Paris Samedi 8 septembre apportent leur soutien à Diwan Louaneg

Cette manifestation n'est dirigée contre personne, mais pour rappeler des droits fondamentaux et inaliénables de la personne humaine : le droit des parents et le droit des enfants à une éducation qui  respecte pleinement  leur identité culturelle. Ce droit est affirmé par des déclarations et conventions internationales signées et ratifiées par la France telles que la Déclaration universelle sur la diversité culturelle.

Les arguments techniques  voire juridiques face à ces droits fondamentaux, ne sont pas recevables.

Est particulièrement irrecevable l'argument du statut associatif de l'école qui n'aurait qu'à se débrouiller par ses propres moyens. Le droit à l'éducation gratuite, y compris en langue minoritaire, est un droit prévu par le Pacte international des droits économiques sociaux et culturels et la France a déjà été condamnée à ce titre  à deux reprises en 2001 et 2008 par le comité de suivi  de ce Pacte.  La convention de l'UNESCO contre la discrimination dans l'enseignement, ratifiée sans réserves par la France prévoit  aussi pour les minorités en matière d'éducation la gestion d'écoles  et l'emploi ou l'enseignement de leur propre langue.

Les Bretons attachés à leur langue comme  les parents d'autres territoires de France  n'avaient de toute façon pas d'autre choix, pour sauver leurs langues, que de créer leurs propres écoles qui ont au moins tout autant que les écoles publiques  officielles le droit de s'affirmer publiques. Refuser ce droit, se cacher derrière le statut de l'école et non se fonder sur sa mission, c'est être de fait complice  de la politique séculaire d'éradication linguistique.

Rappelant que  « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits » conformément à l'article 1 de la Déclaration universelle des droits de l'homme, et quelle que soit leur langue selon son article 2, il appartient à tous aujourd'hui,  État, et collectivités, élus, parents, et en particulier à la municipalité de Louannec, de rechercher les moyens pour accueillir les enfants, sans discrimination de langue,  qu'ils soient scolarisés dans une école bilingue immersive en breton ou dans une école francophone, sous peine de mettre  aussi à mal la devise de la République « liberté, égalité, fraternité ».

Mais au-delà de la seule école  de Louannec,  des enfants, des parents concernés dans l'une et l'autre école,  il y un autre enjeu : c'est celui d'une certaine vision de la société : en ce 21ème siècle, voulons-nous comme le prônent les organisations internationales une société qui préserve, effectivement et non seulement en paroles, la diversité de ses langues et de ses cultures. qui reconnaisse à l'ensemble de ses composantes le droit à l'existence, qui refuse l'exclusion ?

Le Président de la République François Hollande, s'est engagé à ratifier la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires qui affirme dans son préambule que « le droit de pratiquer une langue régionale ou minoritaire dans la vie privée et publique constitue un droit imprescriptible »,  qui donne, selon les dispositions signées par la France, le droit à ceux qui le souhaitent à une éducation pré-scolaire, primaire, secondaire et supérieure dans la langue régionale, sans préjudice de la langue officielle de l'État.

Aussi,  alors que le monde est confronté à des défis majeurs, que la société doit se mobiliser pour les relever, ce serait un message extrêmement négatif  pour l'avenir, que l'initiative sociale qui correspond à l'un des objectifs affichés pour le développement durable de la planète, et qui  fait partie d'un des engagements forts du président de la République et de très nombreux élus, ne soit pas  soutenue, voire même soit détruite.

En ce sens, le soutien de la Présidence de la République est dans la droite ligne de ses engagements, et pour que ces engagements se traduisent dans la réalité, nous devons tous nous mobiliser pour Louaneg.

Pour Kevre Breizh

Tangi Louarn