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Vendredi 23 octobre 2015 - 18h30
Théâtre Max Jacob - Quimper

Dans le cadre de la journée de manifestations pour la reconnaissance de la diversité des langues et des cultures des territoires


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Décentralisation. «La Bretagne a ouvert la voie» PDF Imprimer Envoyer

Marylise Lebranchu, ministre de la Réforme de l'État, et de la Décentralisation, en est convaincue: «L'expérience bretonne transpirera» sur le projet de nouvelle loi de décentralisation.

 

Tout en prônant la simplification, le gouvernement ne touche pas au millefeuille communes-départements-régions. Il ajoute même une strate: le haut conseil des territoires. N'est-ce pas paradoxal?
La simplification passe avanttout pas une meilleure gouvernance entre l'État et les collectivités et entre les collectivités elles-mêmes. Il y aura peu de nouvelles compétences transférées. En revanche, les collectivités pourront contractualiser pour prendre en charge les compétences optionnelles de leur choix. Exemples: l'eau ou les langues et cultures minoritaires pour la région Bretagne. Ou bien le développement de zones artisanales pour des intercommunalités en milieu rural. Ce pacte de confiance reconnaît que la France est une et indivisible mais porteuse d'une diversité dont il convient de tenir compte. L'essentiel, c'est que les citoyens y voient clair et sachent qui, près de chez eux, fait quoi.

Ce droit à l'expérimentation ne risque-t-il pas de créer des inégalités entre les territoires?

Mais les inégalités sont violentes et elles existent depuis longtemps!



Le droit à l'expérimentation, c'est autre chose: c'est reconnaître qu'on ne peut pas comparer la région Bretagne à l'Ile-de-France, l'Aquitaine à Rhône-Alpes et arrêter de fonctionner selon un schéma unique. En ce sens, la Bretagne a déjà montré l'exemple. Nul doute que son expérience transpirera un peu dans le nouveau projet de loi de décentralisation.




Un projet qui prévoit l'introduction d'une part de suffrage direct dans l'élection des conseillers communautaires. De quels pouvoirs disposeront encore les communes?
Rien n'est encore tranché mais les communes auront toujours un rôle important à jouer qu'il s'agisse des écoles primaires, du droit du sol et des permis de construire ou de la relation aux habitants. Seules, elles ne peuvent pas porter de grands outils de développement. Elles sont et resteront, en revanche, le premier relais d'écoute des citoyens.

Les mariages forcés pour aboutir à des intercommunalités élargies divisent les élus et font grincer des dents. Faut-il passer en force?

J'entends les difficultés mais je vais être très claire: nous n'allons pas reculer sur l'intercommunalité. Qu'on parle développement économique, révolution numérique, valorisation des déchets... Il nous faut des collectivités locales fortes.


Le report d'un an, à 2015, des élections régionales et départementales: est-ce une manipulation, comme l'a dénoncé l'UMP?

Non, c'est une nécessité. D'une part parce qu'entre les municipales, les européennes et les sénatoriales, il y avait déjà trois élections prévues en 2014. Et, d'autre part, pour des raisons de délais. Il nous aurait fallu, d'ici la fin février, à la fois supprimer le statut de conseiller territorial institué par la droite, recréer les conseillers régionaux et départementaux
et, en fonction du mode de scrutin, redécouper les circonscriptions à la demande du Conseil constitutionnel. Reporter la double élection, en 2015, était la seule solution.

Le télégramme : 7 octobre 2012

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/bretagne/decentralisation-la-bretagne-a-ouvert-la-voie-07-10-2012-1863415.php