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Vendredi 23 octobre 2015 - 18h30
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Les dix pistes soumises à Aurélie Filippetti PDF Moullañ Postel
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Le Télégramme - 17/07/2013

Le "Comité pour la promotion des langues régionales" a remis ce mercredi son rapport à la ministre de la Culture Aurélie Filippetti. Il formule dix propositions concrètes.


Les langues régionales continuent de décliner en France métropolitaine, minées par "l'extinction croissante de la transmission familiale" et la mobilité géographique, souligne un rapport remis par le "Comité consultatif pour la promotion des langues régionales et de la pluralité linguistique interne" au ministère de la Culture, qui propose dix mesures de relance.

- Une loi "à forte valeur symbolique" accompagnée d'une campagne de communication

Enseignement

- Amélioration de l'info sur l'enseignement bilingue;
- Meilleure prise en compte des langues régionales dans les cours d'histoire-géo;
- Meilleur enseignement des langues issues de l'immigration (arabe dialectal…);
- Pérennisation du financement des écoles associatives;

Culture

- Ouverture aux langues régionales des aides publiques aux industries culturelles;
- Facilitation de l'accès au patrimoine numérisé en langues régionales;

Médias

- Développement de l'expression en langue régionale dans les médias, notamment sur la télévision publique, en particulier France3;

Vie publique

- Prises de mesures propres à surmonter les obstacles administratifs réels ou supposés sur l'utilisation des langues régionales dans la vie publique (administration, transports, signalisation routière, etc.);
- Facilitation de l'affirmation des noms et prénoms en langues régionales dans l'état civil.

Le breton, langue à "forte vitalité"

Ce comité, présidé par le conseiller d'Etat Rémi Caron et auquel appartiennent notamment le député du Morbihan Paul Molac et la professeur émérite à l'université de Haute-Bretagne Henriette Walter, distingue les langues de la métropole à "forte vitalité" comme l'alsacien, le basque, le breton, le catalan, le corse et l'occitan, où l'enseignement bilingue est "une option reconnue", alors que les langues "à faible diffusion" et "grande dispersion" comme le flamand, le gallo ou le franco-provençal ne peuvent être apprises que dans "un nombre limité d'établissements".

Troisième grand groupe, l'Outre-mer avec le tahitien, les différents créoles, les langues kanakes ou amérindiennes de la Guyane, doit bénéficier d'une "approche spécifique" dans la mesure où le français y est souvent la deuxième langue. "Chaque enfant doit pouvoir apprendre à lire et à écrire dans sa langue maternelle", insiste le comité.

D'autres langues, notamment celles d'oil au nord de la France, proches du français, n'ont plus guère aujourd'hui qu'une valeur patrimoniale.

Ce comité n'avait pas vocation à résoudre le problème d'ordre constitutionnel posé par la ratification par la France de la charte européenne des langues régionales. L'ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin avait signé cette charte en 1999, mais le Conseil constitutionnel a considéré qu'elle favorisait les locuteurs régionaux et serait une atteinte au principe d'égalité, rendant nécessaire à toute ratification une modification préalable de la Constitution.